Présents du SCOF : Josselin, Philippe, Kit, Bruno Invitée du SCOF : Véronique (spéléo de Bordeaux, participante aux expéditions Picos 2024 et 2025) Interclub avec le SCM (Spéléo Club de Montgeron) : 5 personnes (3 filles, 2 garçons)
La météo était agréable : fraîche mais ensoleillée, idéale pour une journée d’entraînement.
Déroulement de la journée : Dès 8 h, Josselin est venu en éclaireur pour installer la vire. Ce moment a également permis d’échanger sur divers sujets liés au SCOF (site, projets dans le Vercors, etc.), avant qu’il ne reparte s’occuper de sa petite famille. Merci à lui pour cette installation, qui a été pleinement utilisée par l’ensemble des participants.
Sur la même arche et le pilier, deux autres cordes ont été mises en place afin de travailler différents ateliers : passage de fractionnements, déviations, et amarrages aériens.
Un repas du SCOF s’était organisé chez Philippe pour planifier les activités de l’année, tout en partageant un moment convivial autour d’un apéritif et d’un bon repas. Malgré ces conditions, Keltia a réussi à en rédiger un compte rendu 😄
Pour le premier entraînement de l’année (la météo n’ayant pas été très clémente en ce début 2026), Emanuele avait proposé à Batiste une initiation… qui s’est finalement transformée en séance de niveau “+++”, avec des exercices dignes d’un stage PASS. Une excellente recrue en perspective, si Batiste est motivé à s’inscrire au club. Josselin et Bruno étaient également de la partie pour l’encadrement, aux côtés d’Emanuele.
L’année 2026 débute calmement, marquée par les problèmes de piratage de la FFS rendant l’organisation difficile, ainsi que par une météo capricieuse. Une partie du club a néanmoins réussi à proposer à Kit et Miki leur première sortie en carrière à Caumont, en commençant par les Maquisards, puis les Grandes Carrières et enfin le Pylône. Josselin et Philippe faisaient les guides touristiques.
Josselin a tenté de faire un premier essai topographie 3D dans la carrière du Pylône avec le LiDAR de son téléphone, en employant l’application Scaniverse , sur une durée d’environ une heure. Le résultat n’est pas encore parfait :
L’entrée a été doublée lors de la réalisation de la topographie 3D !? D’autres essais sont à faire pour mieux tirer partie de l’usage du LiDAR.
« A la place de la sortie enfants post JNSC, j’emmène un groupe de 6 jeunes .
Arrivés après l’averse, nous descendons à la carrière du pylône vers 11h. une première visite dans les parties naturelles un peu humides…
Guillaume vient me chercher discrètement, pour me demander de venir rapidement. Un spéléo est coincé à la sortie du trou de l’obus, et il commence à s’épuiser.
Effectivement, il n’arrive pas à s’extraire de l’étroiture verticale de sortie, malgré une corde de secours et un poulibloc. D’où je suis, j’arrive à le délester de son matériel excédentaire et à le conseiller sur la position à adopter. Au bout d’un bon moment, il finit par se sortir épuisé de ce mauvais pas, avec 3 personnes qui tirent sur la corde et qui le pousse par dessous !
Le jeune qui suit derrière passe à son tour, visiblement très impressionné par ce qu’il vient de vivre.
La suite de notre visite se passe sans problème, nous allons voir le chaudron d’or, puis le tour classique, l’usine, la galerie de l’écho, la rivière des robots.
Le contrôle des EPI a été réalisé tout au long de la journée par Bruno, Josselin, Isabelle et Philippe.
Quelques faits marquants :
Des essais pour thermo-marquer les mousquetons plutôt que les graver ou poinçonner ont été réalisées pour se conformer aux préconisations de la fédérations. Affaire à suivre sur le plan utilisation.
Bruno nous avait préparé un bon repas pour l’occasion.
Cela faisait plusieurs années que nous n’avions pas utilisé les canots Padirac. A notre grande surprise, il n’avait pas été nettoyé à la derniere utilisation depuis la dernière sortie SGHS pour modifier le pont de singe dans la Combes aux prêtres (soit plus de 4 ans). Des essais de gonflage avaient été faits, et Bruno remarqua que l’un d’eux nécessitait une maintenance.
L’ensemble du matériel a ensuite été rangé sur les étagères. Les informations consignées dans le tableau Excel.
La journée devait initialement nous permettre de franchir les deux syphons S1 et S2, une fois le pompage réalisé, afin de découvrir une partie inexplorée de la grotte des Fossiles. Pour relever ce défi, le Club Spéléologique Méditerranéen (CSM) avait lancé un appel pour constituer une équipe de spéléologues venue prêter main-forte et partager cette première exploration.
Etant en période estival, un interclub s’était organisé avec le Spéléo Club de Toulon et le SCOF, et c’est vers 10 h que nous étions arrivés à Mazaugues.
Le groupe électrogène était installé à l’entrée de la grotte des Fossiles lançant le pompage du S1 avec une pompe immergée déjà en place. Robert était en charge de surveiller le groupe électrogène via des échanges par généphone. Le reste de l’équipe entra dans la grotte en mettant en place un câble téléphonique rabouté pour communiquer avec Robert.
Au niveau du S1 (ca. 1 h de pompage actif), nous étions surpris de constater le siphon quasi plein, alors que le CSM l’avait pompé la semaine précédente. Il était possible de le traverser en s’immergeant totalement. C’est à ce moment-là que nous avions réalisé que l’objectif initial ne pourrait pas être atteint.
Des essais avec le généphone étaient alors lancés de la grotte vers l’extérieur pour informer Robert de la situation, mais personne ne répondait. Josselin vérifia si le problème ne provenait pas du raboutage du câble téléphonique. Il réitéra des tentatives pour contacter Robert, sans succès. Josselin joua donc le relais pour demander à Robert d’arrêter le pompage, étape cruciale pour que le reste du groupe puisse effectue des opérations visant à optimiser la longueur de tuyaux et ainsi réduire la perte de charge lors du pompage.
Avant réductionAprès réduction
Après tous ses efforts, le pompage reprit. Pendant ce laps de temps nous avions partagé une pause repas bien méritée à l’extérieur, accompagnée de bavardages spéléo. 1-2 h s’étaient écoulées.
Les plus motivés et non contraint pas le temps (i.e., André, Eric et Josselin) étaient retournés voir le syphon S1. Il était enfin possible d’accéder au syphon S2; 3-4 h de pompage ont donc été nécessaire pour le vidanger complétement. Pour marquer le coup, Josselin tenait du bout de la main la perche avec la Gopro dans le syphon S2, éclairé par le casque d’André immergé pour tenter de voir la suite.
André est au fondVue plongeante sur le S2
Nous constations que le syphon S2 jouait un rôle de vase communiquant avec le S1, avec une période de remplissage d’une semaine.
André était retourné en tête à la sortie faire part de la réussite du jour. Eric et Josselin avaient terminé la mise en place des explosifs pour faire sauter la chatière (voir J1). L’explosion était impressionnante de l’extérieur.
En bonus, une photo prise juste avant le syphon S1 montrant la roche jonchée de fossiles :
Participants : Josselin (SCOF) + Eric, Joseph, Robert (Club Spéléologique Méditerranéen) + André, Fréd (Spéleo Club De Toulon ‘Lei Aragnous’) TPST : 5h00 Rédacteur/trice(s): Josselin
Robert (Club Spéléologique Méditerranéen) proposa à Josselin de lui donner un coup de main pour élargir une chatière dans la grotte des Fossile (Mazaugues) à la méthode CSM. Le bémol : l’exploseur était à la Seyne-sur-Mer et pas de pile suffisant puissante dans la voiture !
Robert en actionPose des charges
Tout était en place. Il faudra donc profiter de la prochaine exploration pour faire sauter les quatre charges.
Après une super soirée barbecue en compagnie de Keltia et Philippe, Josselin proposa d’emmener Alicia, agée d’un peu plus de trois ans, pour sa première randonnée spéléologique dans le secteur de la muraille du diable.