GOUFFRE DES ARAIGNEES…ET DE LA MOUCHE

SORTIE AU GOUFFRE DES ARAIGNEES LE 5 NOVEMBRE 2015

participants: Senior, Louis RENOUARD et quelques insectes!

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Combat de titans ….    photo Y.Marang

Ce gouffre est situé à Chérence dans une falaise surplombant la Seine en aval de Mantes, avec vue sur les habitats troglodytes plus loin dans le méandre après Vétheuil. Cette église fut construite pour permettre aux habitants de ne plus avoir à monter sur le plateau à Chérence pour la messe!

TROGLO
L’art de la messe sans fin…photo Y.MARANG

Le gouffre fait partie des  « grands » gouffres de l’Île de France avec son développement de 82 mètres et son puits d’entrée de 14 m qui frotte Fort…comme le Roc…malgré les 2 beaux spits en tête de puits ! Equipement à revoir si on veut y retourner, ce qui n’est pas gagné! Ma belle corde 9mm perso toute neuve a pris du galon sur la gaine à plusieurs endroits.

GOUF ZARAIGNEE                photo Y.Marang

Il faut venir avec son chausse-pied pour entrer et laisser sa ferraille au vestiaire en bas si on veut aller rôder dans la diaclase…Les petits gabarits sont avantagés pour se faufiler si l’objectif est d’aller au bout et un stage préalable de danse à l’égyptienne est recommandé! Mais c’est sec, quoiqu’un peu poussiéreux…

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Ca coince…photo Y.Marang
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photo Y.Marang, par l’auteur!

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Sortie difficile par la tête…      photo L.Renouard

En bonus, nous sommes allés à l’entrée de la grotte du Marteau un peu plus bas mais c’est la pelle qu’il fallait pour désober l’entrée si on veut accéder au réseau et son puits de 14m. Attention voûte calcaire fragile!

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Marteau bouché – photo Y.MARANG

 

 

 

 

 

 

 

 

et en bonus -et coutume…-la topo extraite de GOUFFRES ET ABIMES D’ILE DE FRANCE, numéro spécial de la revue Recherches, bulletin du groupe spéléo du CCDF.

TOPO-ARAIGNEES

CAMP PICOS 2015

Yourte 2015 (SCOF et interclub)

Picos de Europa, Massif Occidental (Macizo del Cornión)

Le SCOF a organisé depuis 1972 trente cinq camps en interclub sur les flancs nord puis ouest du massif occidental des Picos de Europa, dans les Asturies, sur la côte cantabrique de l’Espagne. Depuis 1999, ce camp regroupe principalement, en plus du SCOF, des clubs de l’Essonne, du Lot, de l’Isère (FLT) et parfois des espagnols. Le but est d’explorer la partie haute de la zone dévolue au SCOF depuis 1975 (en jaune sur la carte). Celle-ci couvre une bande EW qui s’étend du Hou de la Pozas à l’est jusqu’à la Vallée d’Ozania à l’ouest en incluant les Hous de Corroble et le Hou LLuengu, et bordée au sud par le Río Dobra. Le camp d’altitude est situé à Fuente Prieta, à 2100 m d’altitude, à 4h de marche du Lago Enol, terminus des véhicules, et 2h du Refuge de Vegarredonda. Entre 1975 et 1990, environ 150 cavités avaient été explorées, dont 4 gouffres de plus de 500 m de profondeur. Depuis 1999, certaines d’entre elles ont été revisitées : le FP 186, Sima de la Mazada, jusqu’à – 400 m, les FP 208-210, système du Collado del Alba, – 540 m et, plus récemment, le FP170, Les Gemelos, – 292 m. Une soixantaine de nouvelles cavités ont été explorées depuis 1999, mais sans dépasser les 200 m de profondeur, à une exceptions près, le FP 266.

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Carte du Parc National des Picos de Europa, Principado de Asturias, Espagne (extraite du site officiel http://www.magrama.gob.es/es/red-parques-nacionales/nuestros-parques/picos-europa/)

Cette année, nous étions 11 spéléos (dont 4 du SCOF) répartis sur 22 jours entre le 24 juillet et le 14 aout. Côté logistique, nous faisons maintenant un héliportage d’environ 600-700 kg suivant les années, partagé avec nos collègues spéléos espagnols qui mettent ainsi en place leurs camps dans les Picos à la fin juillet. C’est un gain de temps appréciable et un confort indéniable !

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Camp de base à Fuente Prieta (la bâche bleue abrite la cuisine-salle à manger), photo O. Guille

Nos efforts se sont concentrés sur le FP 266 (Sima Tres Marías-Torco) situé à 1h30 de marche du camp, à 2380 m d’altitude, sur le col qui sépare le pic Est des Tres Marías de celui du Torco. L’accès est assez exposé et nécessite des cordes fixes dans sa dernière partie. Dans le gouffre, des étroitures successives ont nécessité de longues séances d’élargissement en 2007, 2009 et 2010. L’effort a été payant, car en 2010 nous avons pu explorer 200 m de puits nouveaux avec arrêt sur un petit collecteur dans un méandre étroit à – 490 m avec des possibilités de progression à différentes hauteurs (voir coupe et plan ci-dessous). Après plusieurs essais infructueux en 2012 et 2013, nous y sommes retournés cette année, bien décidés à dépasser la cote des – 500 m.

L’installation du camp, l’explo d’autres cavités (cf. ci-dessous) et le rééquipement ayant demandé une dizaine de jours, ce n’est que le 4 aout que nous avons pu attaquer le méandre terminal. Nos efforts ont enfin été couronnés de succès : le passage dans le haut du méandre (baptisé maintenant Toutôbon) permet maintenant de descendre env. 50 m plus loin et de reprendre pied dans le collecteur. Ensuite, une série de méandres remontants, configuration qui se retrouve souvent dans les Picos, nous a permis de progresser jusqu’à – 520 m env. avec arrêt sur presque rien … Nous avons déséquipé en laissant les cordes en tête de puits, en prévision de la suite en 2016 !

Nous avons équipé également la Sima Sylvia (FP 176-177-184) avec ses entrées majestueuses, pour voir si le réchauffement climatique avait ouvert un passage dans le bouchon de glace terminal à – 153 m. Nous avons bien profité du spectacle, mais le bouchon est toujours là ! D’autres gouffres ont été explorés à proximité du camp, dont le FP 304 (-130 m), mais sans découvertes notables.

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Sima Tres Marías-Torco (FP 266) : P60 à – 200m. Photo JF Fabriol

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Entrée de la Sima Sylvia (FP176-177). Photo O. Guille

Pour 2016, les objectifs seront bien évidemment le FP 266, avec l’installation nécessaire d’un bivouac, et le FP 202, situé plus près du camp, et qui se termine sur une étroiture à -430 m et dans lequel une coloration du collecteur a été réalisée en 1985.

Les spéléos Ile-de-Franciens intéressés par participer au camp 2016 peuvent prendre contact avec Hubert Fabriol (hublots@wanadoo.fr)

neve sylviaNévé d’entrée de la Sima Sylvia (FP176-177). Photo JF. Fabriol

Topos

topos

 

TRAVERSEE COUFIN CHEVALINE 21-22 MARS 2014

LA FINE EQUIPE FRANCO-SUISSE


SORTIE SCOF A COUFIN  21-22MARS2014

Cette sortie qui nécessite l’accompagnement par un membre du Groupe Spéléologique Valentinois, reportée à plusieurs reprises à partir de janvier pour des raisons de disponibilité ou de conditions météo, a finalement pu se réaliser ce weekend de mars malgré une météo menaçante… Ce fut une sortie internationale puisque deux amis suisses se sont joints à nous.

Participants : SCOF : Barbare, Junior, Senior Spéléo Club de Vouvry : Didier CARDIS, Cyril LAGGER

Accompagnant du GSV : Patrick BRACHET – super sympa- Gite : VOL DE NUIT à Chorance – très correct-

Bon, avec cette météo on était moyennement motivés la veille du départ mais on aurait le feu vert ou rouge sur place du big chef des grottes le samedi matin! Après l’arrivée tardive habituelle au gîte et la jonction avec l’équipe des suisses nous avons passé une bonne nuit en ne pensant pas au lendemain…

Rendez-vous 9h sur le parking avec Patrick pour aviser…Temps couvert mais pas de pluie, annoncée avant 14h… Feu vert pour y aller ! Le groupe passe la voûte mouillante du départ après le barrage et nous voilà partis … Première partie en montée avec quelques belles cascades sans trop de difficultés ni trop d’eau jusqu’à la jonction puis la descente dans les cascades, marmites et canyons: impressionnant, majestueux…et inquiétant car le niveau de l’eau montait derrière nous avec un bruit caractéristique, ce qui nous faisait accélérer le pas…

A la sortie il y avait du jus et Barbare a installé une corde pour que nous puissions sortir en sécurité dans les tourbillons…sous les projecteurs de la grotte publique qui a ainsi pu fournir une attraction supplémentaire aux touristes de passage dans la salle de la Cathédrale pour le son et lumières ! Un bisou au passage aux protées toujours agglutinés dans l’aquarium et un retour aux sources, à savoir la voute mouillante du départ maintenant bien submergée.On a eu chaud et c’était limite : la pluie était en avance sur son horaire prévu et on aurait pu avoir des sueurs froides en cas de pépin ! Même le patron de la grotte avait quelques soucis avant de nous voir ressortir ! TPST je crois environ 5-6h.

SORTIE EN FANFARE                            

Son et lumière « live »inédit  pour les spectateurs de la grotte Chorance.

La suite fut un combat de ravioles et de bières traditionnel ! Une belle sortie et nous tenons à remercier le GSV et Patrick BRACHET en particulier pour nous avoir permis de la faire.

Dimanche : virée dans la grotte Roche et son labyrinthe avec quelques hésitations pour trouver la sortie !

STAGE PREVENTION AUTO-SECOURS & SECOURISME

Ce stage de formation et d’entretien annuel était organisé le 17 novembre 2013 par le CDS 91 au viaduc des fauvettes et animé par Franck CHAUVIN, avec trois participants dont Senior, du SCOF et deux cordistes.

Plusieurs thèmes à l’ordre du jour pour s’en sortir en cas de problème :

–       perte de la poignée : présentation et essai sur corde des différents moyens de remplacer cette poignée que je perds régulièrement (personne n’a retrouvé à ce jour celle que j’ai perdue en haut du viaduc lors de la Grande Vire…je soupçonne Néand en représaille du pantin fictif…) : machard et prussik , poulies bloquantes de différentes tailles, shunt ;

–       perte du croll : nœud de Rémi ; effectivement il faut deux mouskifs ovales identiques sinon ça ne coince pas !

–       perte du descendeur : demi-cab sur mouskif acier de préférence et clé de mule en tension pour bloquer ; et l’occasion de tester la conversion montée- descente approuvée FFS en fixant la petite longe au dessus de la poignée, ce qui permet de se décroller et fixer calmement le descendeur sans faire de nœuds. Attention, cela ne remplace pas la méthode tradi avec le croll, bien plus sécurisante quand on est plein pot…

–       décrochage par la méthode de la longe crollée … j’ai déjà oublié comment faire … mais j’ai noté de se croller sur sa longue courte en redescendant après avoir décroché la poignée pour se rapprocher de la victime  au lieu d’accrocher les 2/3 mouskifs qu’on n’a pas…Effectivement c’est plus rapide et confortable.

–       le coupé de corde en charge sans couteau : corde 9mm contre 9mm en quelques minutes, sangle de parapente contre 9mm en 4 coups de cuillère à pot ! Brrr…on comprend que les cordes en double ne doivent pas tricoter dans les puits !

–       tortue individuelle et point chaud d’attente, à l’aide de la BAM (Bougie Améliorée Maison dans une cannette) que j’ai enfin vu fonctionner ! J’en ai même fabriqué deux, une pour Junior et une pour moi ! passez commande si intéressés –bon prix !-

Ca donne envie de prier ce nid d’amour…Mais attention aux courants d’air !

Senior

SORTIE VERCORS 2010

– Les équipes se retrouvent à  19h30 sur le parking de la MJC et entament la route.
Pendant que les Marang roupillent à  l’arrière, la C5 mange les kilomètres. Beaune, Lyon, Grenoble et finalement nous arrivons à  Pont-en-Royans où nous trouvons rapidement le gite.

– La nuit est agitée et l’insonorisation du gite, qui se trouve dans la rue principale, est mise en doute pour la première fois du week-end.
Tandis que les Marang s’émerveillent de la beauté de la région, nous arrivons sur le parking des grottes de Choranche et nous retrouvons à  11 heures devant le lac d’entrée de Gournier. C’est alors que saint-spéléo fit tomber le graal du ciel ; un gonfleur à  batterie.

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Les bateaux sont rapidement gonflés et la traversée du lac ne se fait pas attendre. La vire, les gours et nous voici maintenant dans le fossile. La marche plutôt longue et « glisseuse » nous met tous en eaux mais nous arrivons déjà  au second accès de la rivière après 1,4 kilomètres de fossile.

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– Après avoir déjeuné et enfilé les néoprènes, une désescalade facile et deux petits rampings s’imposent avant de se mouiller les pieds dans la rivière. Magnifique ! Si l’on ne s’émerveille pas de la beauté des parois dont la couleur oscille entre blanc et brun, les yeux sont perdus dans la beauté des marmites et des plans d’eaux aux couleurs attrayantes.

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Il y a beaucoup d’eau dans la rivière, 34 cm à  l’entrée, et la progression n’en est que plus rock’n’roll. Nous passons les marmites, les échelons et les plans d’eau jusqu’à  ce que le groupe se scinde en deux.
– Les jeunes poussent jusqu’à  la cascade de 12m tandis que les vieux rebroussent lentement chemin. Barbare et moi passons rapidement la vire, la galerie du chaos et les passages de nage o๠le courant d’air est de plus en plus sensible à  mesure que nous approchons de la cascade de 12m. Une cataracte rugissante provient du haut des échelons dans un bruit assourdissant. Nous revenons sur nos pas et rejoignons les vieux avant de prendre la pose… La salle à  manger, le fossile et nous voici sur la vire du lac o๠certains verront une difficulté de plus avant de s’élancer sur le canot.
– Il fait encore un peu jour lorsque nous sortons et l’air est doux.
Nous nous changeons sur le parking et faisons la connaissance d’une allemande esseulée et leurrée par une ouverture permanente des grottes. Mais la notre est toujours ouverte !
Tous sont ravis de la sortie et remontent aux voitures avec la forte envie de refaire un tour dans la rivière.

– Dimanche matin, les hommes sont fatigués car la nuit a été courte et agitée. Le choix est rude entre la visite du musée de l’eau et des grottes de Choranche, et l’option spéléologique du Faux Gour. Nous choisissons l’option spéléo et entamons notre préparation.
Arrivés sur les lieux, nous saluons rapidement le trou, déjeunons et attaquons l’équipement. Ce dernier est folklorique mais les puits sont plutôt beaux et les méandres glacés. Nous butons à  la fois sur l’horaire imposée et sur les deux dernier puits, après la boite aux lettres et une courte partie horizontale. C’est un joli trou qui mérite qu’on y revienne notamment avec la traversée Faux Gours/ Gours Fumant.
Une fois dehors, l’équipe parvient à  se faufiler entre les gouttes et rentre par les gorges de la Bourne avant d’entamer l’excursion de Pont-en-Royans ponctuée par une visite des boutiques de souvenirs et du bar du musée de l’eau.
Nous finissons la journée par une plà¢trée de ravioles aux morilles avant de trembler devant The Descent 2.

– C’est avec une grande appréhension que les Marang se lèvent en ce lundi de Pentecôte.
Peut-être est-ce la hauteur du puits qui les effraie; ou est-ce la peur de rencontrer une créature blanche et baveuse ? Quoi qu’il arrive, nous arrivons sur le parking éloigné (malgré mes moultes contre indications) et saluons le scialet, impressionnant, dont aucune pierre ne se trouve effectivement dans un rayon de 20 mètres autour de l’orifice.
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– Zeb vérifie, revérifie, place et replace des points supplémentaires avant d’enjamber la barrière branlante et de se laisser pendre du coté déraisonnable.

– Nous sommes vite rejoints par une équipe de deux BE en formation avec leur examinateur qui est aussi une connaissance héraultaise. Nous suivons l’équipement du Barbare, qui peine à  trouver les points de grosse jointure et profitons de la descente.
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ZB teste le poids de sa poignée qu’il récupère quelques mètres plus bas avec de nombreux autres cadeaux confirmant ainsi l’existence du Noel de mai et de ses boules! Comme toujours en spéléo, la descente est trop courte et la remontée trop longue, mais rien ne peut remplacer la satisfaction d’avoir gagné un demi point dans la « course aux cents plus belles » ! Prochaine étape ? Le Pot II pardi !
Un très beau week-end pour tous mais surtout pour les trois bollos qui ne connaissaient pas encore Gournier

Junior

Creux du Soucy & Combe Miollans

Participants :
– Bernard le Bihan (SCD, Dijon)
– Franck Chauvin (SCOF, Orsay)
– Vincent Schneider (SCOF, Orsay / SCA, Troyes)

Merci à  Patrick Degouve (SCD, Dijon) pour les préparatifs (topos et plans)
Nota : les coupes et plans sont tirés de l’excellent et très attendu ouvrage à  paraître en juin 2010 « Monographie du réseau de Francheville », à  l’occasion des 60 ans du Spéléo Club de Dijon (détails et inscriptions sur tous les détails du 60ème anniversaire du club sont sur :
http://scdijon.online.fr/ ou sur http://karstexplo.fr/Anniversaire/anniversaireOrganisation.htm). Ouvrage collectif du SCD, les auteurs sont Bernard Le Bihan et Patrick Degouve, avec la collaboration de avec la collaboration de Ch. Durlet, P. Buvot, P. Laureau, D. Lévêque.

L’objectif de cette journée est de reconnaître quelques trous autour de la Combe aux Prêtres, pour voir la faisabilité d’un petit stage équipier dans la région. Nous avons envisagé divers trous tels que le Creux percé, Combe Mialle, Combe Chaignay, Combe Miollans, Soucy (réseau sup), â?¦
Compte tenu de la chasse, de l’hibernation des chauves-souris, des zones natura 2000 & ZNIEF, le choix était vite restreint : ce sera le réseau sup du Soucy, et la Combe Miollans.

Creux du Soucy
Franck a équipé l’intégralité.

Fiche d’équipement :
– P45 : C80 jusqu’à  la base de la salle adventive.
o AN sur arbre, 2br (P30)
o 2sp, MC, 2sp (2sp ?)
– P10 : C15 (C20) pour aller de la base de la salle adventive au lac
o 2sp sur la MC
o 2sp (on peut partir de là , mais contact entre la corde et la roche)
o 2sp plus bas pour optimiser (facultatif)
– Réseau sup :
o Corde en fixe pour l’escalade de la cheminée (22m) ; équipement mono-points, corde gonflée mais en bon état. Si remplacement nécessaire, compter une C40, 8sp. Possibilité (non essayée) d’installer une corde dans un autre passage qui serait plus « plein pot ».
o R6 : C15, AN, 2sp, 2sp
o P10 : C20, AN, 2sp, 2sp
o P7 (P10 ?) : C20, AN+sp (sans MC possible en approche)
Descriptif
Nous avons enchaîné la descente du Soucy, puis la remontée sur la corde en fixe. Après vérification de son état par Franck, nous le suivons et passons dans le boyau. A la sortie du boyau vient le R6 qui donne sur une galerie rectiligne : à  droite la suite du réseau avec les ressauts, à  gauche un petit bout de boyau qui finit sur une partie boueuse et descendante (pas très large, pour moi), en face une escalade faite par Franck, qui donnerait sur une autre galerie (non visitée) d’après la topo.

Les ressauts nous amènent ‘ en suivant une faille ‘ au bout de la galerie, qui d’après la topo est juste au dessus du lac et du siphon amont. A la base du P7, un passage sur la droite ‘ bas et étroit (pour moi) ‘ amène (après un passage dans la boue liquide) à  une petite galerie parallèle étroite (en 1 m de large) et de quelques mètres de hauteur. A l’extrémité de cette galerie un passage impénétrable se présente à  sa base laissant passer l’eau, alors qu’au sommet semble se dessiner le départ d’un méandre accessible par une escalade de 2 mètres (hauteur de la galerie 3 m environ). Le départ du méandre se fait vers la gauche, c’est-à -dire dans l’axe du siphon amont du Soucy, vers l’amont. Vincent fait demi-tour ici.

Gouffre de la Combe Miollans
Localisation & accès
x : 791,45 ; y : 2280,37 ; z : 470 m
Dév. : 65 m ; déniv. : -46 m.
Le gouffre de la combe Miollans s’ouvre en rive droite de la combe qui, autrefois, portait le même nom. Aujourd’hui, la nouvelle toponymie semble être combe Vachot. Quelque soit le nom, il faut la remonter sur 400 m jusqu’à  une petite sente qui mène directement à  la cavité.
L’entrée de la cavité est protégée par un grillage qui l’encercle.
Les deux cartes ci-dessous montrent la position de Francheville (croix rouge) et du gouffre.

Topo
(tiré de « Monographie du réseau de Francheville »)
L’orifice du gouffre (3 x 1,5 m) est un puits de 4 mètres. A sa base, une courte galerie déclive aboutit à  un ressaut de 5 m entre des blocs peu stables. Après quelques passages bas, deux petits ressauts, une courte galerie mène à  un carrefour.
A droite, on se heurte à  la base d’une cheminée de 8 m sans suite. Peu avant, un petit boyau rejoint une diaclase suivi d’un puits de 5 mètres rebouché par un bloc, le fond étant impénétrable.
A gauche, une courte escalade de 3 mètres donne accès à  une salle qui plonge aussitôt dans un puits de 7 mètres. Une galerie déclive, en partie désobstruée, rejoint le sommet du puits suivant (16 m, -25 m). Au bas, on atteint un niveau de galeries occupé par un épais remplissage argileux. Des désobstructions dans ce dernier ont été tentées aux deux extrémités du conduit. L’une d’elle a permis de descendre de 6 m (-46 m).
Il est à  noter qu’à  l’origine, un puits de 11 m doublait l’actuel P.7. Mais celui-ci, ébouleux, était dangereux, c’est pour cette raison qu’il a été condamné par des madriers.
L’entrée du gouffre est creusée dans le calcaire grenu, mais dés la base du ressaut de 4 mètres, on retrouve le comblanchien. D’après un levé géologique détaillé réalisé par H. Tintant, la cavité se développe près d’une faille, dans un compartiment effondré entre deux lanières surélevées.
Bibliographie : MUGNIER, Claude (1966) : « Les recherches en Bourgogne du Spéléo-Club de Dijon » – Spelunca 1966 n°2, p.109
Remarques :
– Attention aux chutes de pierre après le ressaut d’entrée : le passage vertical suivant (à  la base de la salle) est l’entonnoir qui collecte les éboulements)
– Le risque de chute de petits cailloux est omniprésent dans ce gouffre. Les spéléos sont d’autant plus exposés qu’il existe des passages superposés, ou alors qui s’enchainent selon l’écoulement des cailloux.
Fiche d’équipement
– Ressaut d’entrée : peut se désescalader, mais une C10 (AN sur arbre) est la bienvenue pour sécuriser, ou si neige/verglas
– Ensuite, tous les puits s’enchainent, et une C60 est suffisante pour aller au fond.
Observations
La visite du Gouffre de la Combe Miollans a été l’occasion de rencontrer plusieurs chauves-souris, dont ‘ fait relativement rare ‘ deux spécimens en accouplement !

Vince

GOURNIER AOUT 2009

Cela faisait plusieurs année que je voulais refaire une balade dans cette superbe rivière souterraine. Nous avions du d’ailleurs annuler plusieurs fois cette sortie pour cause de météo défavorable.
Par cet été de sécheresse, germait de nouveau l’idée d’aller se faire une petite sortie en classique à Gournier, histoire de se délier un peu les pattes après le camps picos…
Nous profitons également de cette sortie pour se revoir avec les collègues de Caussade.
N’ayant pas une très grosse forme, je propose d’aller se balader assez loin dans la rivière tout en faisant un bivouac.
les participants Bastien, Rémy et Yannick de Caussade Vincent et François du SCOF.
les préparatifs Rien de bien spécial à ajouter si ce n’est la venue d’orages importants à quelques jours de notre sortie. En arrivant à Pont en Royan on me rassure : la cascade de tuf est à sec. En montant la veille au parking de choranche je dois cependant modérer cette observation : le niveau du lac approche les 30 cms… mais la météo est nickel pour les 3 jours suivants.

C’est donc parti !
Vendredi 28 Août Vers midi nous nous dirigeons vers le lac d’entrée.

Après une rapide navigation (mais pas trop quand màªme !), nous prenons pieds dans le réseau fossile de Gournier.

Après un petit kilomètre de réseau nous retrouvons de nouveau la rivière souterraine et les obstacles s’enchainent. La progression est excessivement variée et les spectacles souterrains magnifiques.

Après une longue progression, chargés par nos sacs, nous arrivons au bivouac des Dijonnais dans la galerie du chaos o๠nous nous installons pour la nuit :


Samedi 29 Août Nous nous levons tôt (7h30) mais finissons par partir que vers 9h30 du camp. Nous enchainons l’aquagaleire (j’adore), la salle des Burgondes et la 5ième avenue. Arrivés au P7 qui marque le terme de cette galerie et le début de la galerie des Noukys nous décidons de faire demi tour (+560m, environ 6,8 km de l’entrée).

Nous rentrons au bivouac vers 14h45 histoire de se reprendre un repas chaud avant de ressortir de la cavité tranquillement vers 23h30. Une bien belle sortie dans une cavité exceptionnelle !

Conclusion
Nous soulignons l’efficacité des locaux qui ont dépollués la combinaison de Vincent qui avait juste été déposée dans le fossile. Merci à eux de l’avoir ressortie, lavée et retournée à l’heureux propriétaire. Nous pouvons également constater l’efficacité de nos collègues de Caussade pour la communication : l’article de la dépêche
Crédit photo : Vincent Schneider

ZeBarbare

la spéléo pour tous